Le 31 décembre 2004 a été publié dans l'Official Journal of European Union la nouvelle norme de compatibilité électromagnétique 2004/108/EEC. Cette norme se substitue à la norme antérieure 89/336/EEC de mai 1989 en introduisant une série de changements concernant principalement le mode d'application.
Les deux normes reprennent les mêmes conditions requises essentielles d'émission et d'immunité ainsi que l'usage de normes harmonisées pour octroyer une présomption de conformité. Elles sont applicables à la plupart des équipements électriques et électroniques.
La nouvelle norme introduit un changement important qui est l'apparition des « installations fixes » et des personnes responsables de celles-ci. On entend par installation fixe la combinaison particulière de certains types d'appareils, assemblés, installés et destinés à un usage permanent dans un endroit prédéfini.
À la différence du reste des équipements et appareils électriques ou électroniques, la présomption de conformité d'une installation fixe ne dépend pas du respect des normes d'EMC harmonisées mais de l’application du concept de « bonnes pratiques d'ingénierie ». C'est-à-dire qu’il n'est pas nécessaire pour la mise en marche d'une installation fixe, que l'installation soit marquée CE ou qu’elle ait une déclaration de conformité. D’autre part, on exige qu’une personne soit déclarée responsable de l'installation et qu’elle dispose de la documentation technique qui démontre que les précautions nécessaires ont été prises pour respecter les conditions requises essentielles d'émission et d'immunité. Cette documentation sera considérée comme une présomption de conformité et devra être disponible lors de n'importe quelle action des autorités durant toute la durée de service de l'installation.
Les bonnes pratiques d'ingénierie sont l'ensemble des techniques communément utilisées et acceptées par les professionnels du secteur pour obtenir le degré nécessaire de protection conformément à l'état de la technologie du moment. Toutes les installations fixes doivent être réalisées par un personnel technique compétent informé des bonnes pratiques d'ingénierie suscitées.
Selon la définition d'installation fixe, les aérogénérateurs actuels peuvent être inclus dans ladite définition. Il ne faut pas mal interpréter la norme et penser que l’ensemble des parties des aérogénérateurs n’est pas tenu d'appliquer les normes EMC. C'est-à-dire qu’à l'intérieur d'un aérogénérateur, il existe du matériel électrique ou électronique qui n’a pas été conçu et construit pour une installation fixe spécifique, mais pour plusieurs. Dans ce cas, lesdits composants doivent démontrer leur présomption de conformité au moyen des normes harmonisées applicables dans chaque cas.
C’est le cas des inverseurs de fréquence qui transforment l'énergie en provenance de l'aérogénérateur en tensions et courants qui peuvent être injectés au réseau en conservant tous les paramètres de qualité du signal, que ce soit en basse ou moyenne tension.
Ces équipements, utilisent des technologies de commutation de quelques kHz pour transformer la tension DC ou AC en signaux de 50/60 Hz selon le cas. Ce processus, bien que hautement efficient, est particulièrement bruyant au niveau EMC et il est par conséquent nécessaire d'incorporer des filtres EMI au niveau de sa sortie pour éviter que le bruit ne brouille le reste des équipements qui composent l’aérogénérateur ou le réseau général des usagers.
La norme d'EMC applicable aux perturbations générées par ce type d'équipements est normalement l'EN55011 pour les équipements industriels, scientifiques et médicaux ou la norme générique EN61000-2-4 pour les environnements industriels.
Le respect des niveaux de perturbation conduite indiqué par lesdites normes, avec le niveau élevé de bruit engendré par les inverseurs de fréquence fait que le type de filtre à utiliser est très précis. Les filtres pour inverseurs de fréquence pour aérogénérateurs sont généralement formés par des filtrages qui permettent d'obtenir un très haut niveau d’atténuation (de l'ordre de 80-100 dB) et des largeurs de bande très amples (de quelques kHz à des dizaines de MHz).
D'autre part, le courant que ces filtres ont à supporter est très élevé en raison de l’augmentation de puissance des aérogénérateurs actuels. Si nous prenons en compte le diagramme électrique nécessaire pour obtenir l'atténuation requise ainsi que le courant qui doit traverser le filtre et qui conditionnera la taille des conducteurs internes et celle du reste des composants, il est aisé de penser que la taille finale du filtre et son poids pourraient être excessifs. Ce pourrait être un inconvénient majeur au moment de l'installation à l'intérieur de l'aérogénérateur, où l'espace et le poids sont très importants au moment de l’installation.
Depuis des années, Premo EMC dispose d'une ample gamme de filtres spécifiques pour les inverseurs de fréquence destinés aux aérogénérateurs. Cette gamme de filtres a été développée en tenant compte de facteurs comme l’atténuation, le volume, le poids, la connexion, le prix, etc. En collaboration avec des centres de développement de matériels magnétiques, d'universités et de fabricants, des conceptions ont été réalisées avec de nouveaux matériels qui permettent d'obtenir les résultats attendus en ce qui concerne l’atténuation, le poids et le volume.
La gamme FVDT spécifiquement créée pour les aérogénérateurs va de 180 Amps à plus de 1000 Amps avec des versions pour différentes tensions (520 et 720 Vac).
De plus, Premo EMC dispose de laboratoires fixes et mobiles pour pouvoir réaliser les essais de perturbations conduites demandés pour la documentation technique et nécessaire à la personne responsable de l'installation technique.
iones (520 y 720 Vac).